Je me souviens des grands vertiges qui me prenaient quand, enfant et adolescente, je m’essayais à visualiser l’infini de l’univers, allongée sur mon lit dans le noir. Je me souviens que je croyais presque y parvenir. Le lit cessait d’exister. Le plancher sous moi ne me soutenait plus réellement, ce n’était pas même un plancher, mon matelas n’était pas un matelas. Je n’avais ni la tête en haut ni la tête en bas, la planète était minuscule, dérisoire, et moi, je n’étais qu’une poussière microscopique perdue, flottant avec le reste, si seulement on pouvait appeler cela flotter.
J’aimais ce mélange étourdissant de peur et d’émerveillement qui déferlait alors sur moi. Je souriais au plafond, le cœur battant, simplement heureuse d’être là.
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delest, le lundi 26 décembre 2005 à 12:24 :
Alors, on fatigue ? La dernière fois que je suis passée, tu flottais dans le vertige de ce monde, avec la puissance de ton âme d'enfant. Aujourd'hui, tu rêves encore aux étoiles ! Et ceux (et celles !) qui ont envie de lire la suite, alors ? Y songes tu ? Par exemple : ce qu'il y avait quand le Grand Chronométre a démarré. Tellement profond sous la terre, s'allongeait la première racine .... Bien à toi, au plaisir de te lire bientôt :-)
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