Au moment où j’écris ces lignes, ma petite sœur vit son premier accouchement, que je lui souhaite sans complications. Je suis donc sur le point de devenir la tante d’un petit garçon! J’attends avec une impatience dévorante que le téléphone sonne.
Je me sens à la fois heureuse, compatissante et émue. Heureuse de la venue de cet enfant que j’ai hâte de connaître et qui enchantera la vie de ses parents. Émue de savoir ma petite sœur dans les douleurs, occupée à traverser cette épreuve merveilleuse qu’est la mise au monde d’un bébé. Compatissante, car je sais combien elle doit souffrir. Après tout, il y a neuf semaines jour pour jour, c’était moi qui accouchais. Il paraît qu’on oublie, à la longue, combien cela fait mal. Je n’ai pas encore oublié.
Ce matin, première neige digne de ce nom sur Québec. Ma petite fille contemple tout ce blanc sans la moindre surprise. L’étonnement sera pour l’an prochain. Elle préfère s’intéresser à sa maman et à ses jouets. Je la regarde sourire et sourire encore. Elle agite ses petits bras et ses petites jambes, gazouille avec entrain. Ses yeux brillent alors qu’elle plonge son regard dans le mien. Elle est joyeuse, bien éveillée, tout excitée par la marionnette en peluche offerte par ses grands-parents pour ses deux mois. Elle change tellement vite! Bientôt, ma sœur pourra aussi vivre ce bonheur de voir grandir et progresser son petit. Et ma fille aura un cousin.
Bienvenue, Olivier!
Un projet Takefu qui grouille et qui grenouille.