En petits morceaux

Virus

Mercredi 25 août 2004 à 20:59 | Aujourd'hui j'ai appris | Permalien

Voilà, je suis meuhhhlade... Toutes sortes d'analyses à l'appui, le toubib m'a annoncé que mon corps, par l'entremise de mes vigoureux globules blancs, était occupé à combattre un virus, et que c'était là la cause de la fièvre, des courbatures et autres maux de tête qui m'affligent depuis une semaine. Il m'a ordonné de prendre repos, liquide et acétaminophène si je souhaitais zigouiller l'intrus d'ici la prochaine dizaine. Fort bien, fis-je, à nous deux, sale bête.

J'ai eu envie, pour passer le temps, de rafraîchir les quelques disparates notions de microbiologie acquises jadis, et conséquemment ouvris-je Wikipedia (à laquelle vous me rappellerez d'ailleurs de porter un toast lorsque je serai à nouveau en mesure de boire du vin) à la page « virus ». Magnanime, j'ai voulu partager avec vous les fascinants détails qui suivent.

Mesdames et messieurs, vous souveniez-vous que :

  • Les virus peuvent être classifiés de différentes manières. La taxonomie de Lwoff, Horne et Tournier est basée sur quatre critères essentiels :
    1. le type d'acides nucléiques (ADN ou ARN)
    2. le type de symétrie de leur capside (cubique ou hélicoïdale)
    3. le fait qu'ils soient nus ou enveloppés (enveloppe autour de la capside)
    4. les caractéristiques morphologiques du virion (je vous épargne les détails).
    La classification internationale actuelle est plutôt moléculaire.
  • Les virus sont presque tous extrêmement petits. La palme de l'insignifiance (du point de vue de la masse corporelle) va à la famille des parvovirus, qui figurent aussi parmi les plus résistants et qui ne s'attaquent qu'aux mammifères. À l'autre bout du spectre, l'immodeste mimivirus, découvert en 2003, va jusqu'à dominer certaines bactéries du haut de ses 400 nanomètres.
  • Les virus sont à la frontière entre le vivant et le non-vivant : quoiqu'ils se reproduisent (en se servant du matériel génétique des cellules hôtes), ils n'ont pas de métabolisme. On peut même en synthétiser certains, à l'instar de molécules ordinaires.
  • Ce sont les vaccins et non les antibiotiques qui sont efficaces contre les virus. Les antibiotiques ne sont utilisés que contre les bactéries — qui, elles, sont bien vivantes.
  • Enfin, le mot latin virus n'a pas de pluriel différencié. Viri est le pluriel de vir (homme, mari) et virii celui, en principe, de virius, qui heureusement n'existe pas (c'est laid). Ainsi, les rigoureux latinistes parmi vous pourront lever le doigt et affirmer, pleins de morgue, que le pluriel de virus est virus.

Hein, avouez.

Références :

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