Le billet de la Laborantine m'a fait repenser à un truc que j'ai remarqué pour la première fois aujourd'hui en arrivant au bureau.
Il y a près des ascenseurs une pièce dont la porte est généralement ouverte sur d'obscures et inquiétantes profondeurs encombrées de cartons vides. Or, ce matin, cette porte était fermée et j'ai ainsi eu l'exceptionnelle opportunité de lire, sur une petite affiche collée dessus et d'ordinaire cachée :
LES BOÎTES
DOIVENT ÊTRE
DÉMANCHÉES
Je ne saurais dire au juste ce qui m'a le plus ému : l'emploi pittoresque du verbe « démancher » ou le fait que la phrase soit par ailleurs exempte des fautes d'orthographe et de syntaxe qui pullulent sur les autres affiches rédigées par le personnel d'entretien du bâtiment. Je me serais en effet plutôt attendu à quelque chose du style « Les boite doive être démanché ».
Peut-être a-t-on confié la rédaction des messages à une nouvelle personne? Je serais bien curieux de la rencontrer, nous aurions plein de choses à nous dire.
En tout cas, ça m'aura au moins permis de comprendre que cette pièce n'est autre que la fameuse Salle du Compacteur, endroit mythique dont j'entends parler depuis longtemps (il paraît qu'il est hanté) et auquel je devrai de toute évidence jeter un oeil tôt ou tard...
S'il vous plaît, dessinez-moi un mouton...
Nic, le Vendredi 4 février 2005 à 23:47 [permalien] :
Préférablement tôt, mon cher Hugo. Cette histoire de compacteur me fait déjà saliver...
Eveline Giles, le Mercredi 9 février 2005 à 22:27 [permalien] :
Allô Hugo! La fin de ton histoire de salle de compacteur me fait penser à quelque chose. Connais-tu le fabuleux roman Le procès (de Franz Kafka)? Il y a là un passage où le personnage principal, Josef K., se trouvant encore à une heure tardive à la banque où il travaille, est attiré par des gémissements d'angoisse qui viennent d'un cagibi dans le corridor. Évidemment, il ouvre la porte pour voir ce qu'il y a là...
Si tu n'as pas déjà lu ce roman (fabuleux), je sais qu'au moins l'histoire du cagibi, comme le mystère entourant le compacteur hanté, saurait te plaire.
Ce phénomène de la curiosité fortement attisée par un cagibi (qui mène à des histoires incroyables) rappelle aussi Alice au pays des merveilles, non?
Je suis d'ailleurs bien curieuse d'entendre la suite des histoires entourant le mythique compacteur et la personne à la syntaxe parfaite (mais au niveau de langage familier) qui a rédigé la petite affiche - j'espère d'ailleurs qu'on saura enfin un jour qui c'est.
Il n'y a aucun trackback pour le moment.
Les commentaires pour ce billet sont fermés.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.
« En petits morceaux » est un projet Takefu qui sent le bambou. Certains droits sont réservés.