Il y a des matins comme ça, où mon cerveau encore embrumé (la machine du bureau sert du café à libération lente) tend à partir sur de drôles de dérapes. Tout à l'heure, par exemple, pendant de longues minutes, j'ai regardé fixement les mêmes quatre lignes de code en imaginant une sorte de plan d'affaires :
Il faut croire que la perspective de travailler encore trente ans comme analyste en informatique rencontre des obstacles dans mon subconscient.
Première sortie de vélo de 2005 ce soir. Pour mémoire : 10°C, vent d'est de 22 à 35 km/h, soit les conditions normales pour Reykjavik.
Suis revenu après trois interminables quarts d'heure, les poumons en feu, le nez gelé, la chair de poule sur les bras, et une résolution : me payer des manchons dès demain.
Un jour, j'en suis sûr, ma vie sera propice à un blogage régulier. En attendant, je rame ferme, et, à l'instar d'un certain voisin, ma contribution à Takefu en est affectée.
Le retour à la normale est espéré pour bientôt.
PS : Je suis quand même moins pire qu'André Boisclair.
En dépouillant mon courriel de la fin de semaine, je suis tombé ce matin sur un message de la chaîne hôtelière Travelodge, laquelle persiste, depuis une réservation en ligne faite l'automne dernier, à me faire parvenir toutes sortes d'offres de points bonis et de rabais corporatifs dans des établissements américains où j'espère bien ne jamais mettre les pieds.
J'ai eu ce matin de la belle visite dans mes fenêtres cubiculaires : monsieur le laveur de vitres est venu enlever à grand renfort d'eau savonneuse la déplaisante crasse qui s'interposait depuis cet hiver entre mon intersection — que dis-je? le vaste monde — et moi.
Au revoir poussière, pollen, résidus de combustion, chiures de mouches et autres particules de matière organique et inorganique! Bonjour clarté nouvelle et précision cristalline du panorama fidéen!
« En petits morceaux » est un projet Takefu qui sent le bambou. Certains droits sont réservés.