J'ai déjà parlé de la méfiance des Français à l'égard de Lance Armstrong. Je croyais alors, petit gars naïf que je suis, que les hôtes du Tour de France (aisément reconnaissables à leurs tentatives de prendre des photos de face des coureurs pendant la course) étaient simplement un peu sous le choc — c'est vrai, quoi, comment auriez-vous voulu qu'ils accordent le moindre crédit à un Américain après seulement six victoires? — et qu'ils s'en remettraient, ouverts d'esprit qu'ils sont.
Éh ben non. Il semblerait que les cousins trouvent encore beaucoup de plaisir à casser du sucre sur le dos du plus grand cycliste de l'histoire du Tour, quitte à se fier au premier profiteur venu. Amateurs de petite presse à scandale, vous allez vous amuser.
Dans son billet intitulé « S'informer vite et en profondeur », le journaliste Francis Pisani expliquait en fin de journée hier la manière dont il procède pour trouver rapidement de l'information sur un événement qui vient de se produire — en l'occurence les attentats de Londres — et quand je dis rapidement, je veux dire dans les minutes qui suivent l'événement.
Bon, là, vous m'excuserez, je suis sur le bord de m'énerver.
Je viens de lire dans le New York Times un texte du cardinal autrichien Christoph Schönborn intitulé « Finding Design in Nature ». Dans cet éditorial exceptionnellement baveux, Schönborn affirme se porter à la défense de la raison (!) contre le dogme (!!) néo-darwinien.
Aujourd'hui j'ai appris que ces joyeux lurons de Shriners sont de bons vieux francs-maçons, rien de moins. J'ai aussi appris qu'en plus de porter de très photogéniques fez, ces braves Américains se donnent du salaam alaikum mon frère et reconnaissent un Grand Potentat Impérial.
...
Pourquoi pas.
À lire si vous avez deux minutes : leur édifiante et pittoresque petite histoire.
Les intersections, c'est comme ça, ça va, ça vient. Et puis la vie est cruelle envers elles. Lorsqu'elles s'en vont, on ne s'en émeut pas beaucoup. Tenez, moi, par exemple, j'ai perdu la mienne il y a trois semaines, lors d'un remaniement cubiculaire, et on ne peut pas dire que j'en aie été mortifié. C'est terrible, je sais, vous allez croire que je n'ai pas de coeur, mais qu'y puis-je.
« En petits morceaux » est un projet Takefu qui sent le bambou. Certains droits sont réservés.