Dans son billet intitulé « S'informer vite et en profondeur », le journaliste Francis Pisani expliquait en fin de journée hier la manière dont il procède pour trouver rapidement de l'information sur un événement qui vient de se produire — en l'occurence les attentats de Londres — et quand je dis rapidement, je veux dire dans les minutes qui suivent l'événement.
Grosso modo, il suit la routine suivante :
Ce que je trouve remarquable, dans cette approche, c'est la place que ce reporter chevronné accorde aux sources « citoyennes », alimentées par des gens comme vous et moi qui s'improvisent journalistes. Il est certain qu'il possède, comme journaliste/blogueur, une expérience et un esprit critique lui permettant de séparer d'instinct le bon grain de l'ivraie. Je me demande cependant si c'est à la portée de tout le monde.
Pour ma part, le réflexe de l'information-rumeur, de la presse instantanée, n'est pas encore acquis. Je me fie encore à un petit nombre de sites de médias traditionnels (chaînes d'information, agences de presse). Je visite bien quelques indépendants, mais pas systématiquement. Je dois avoir toujours besoin — ou envie — du filtre journalistique... ou peut-être ne suis-je pas aussi accro à la nouvelle que Pisani.
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