Radio-Canada rapporte ce midi que près d'un milliard et demi de dollars seront dépensés cette année pour entretenir et développer le réseau routier de la province. Ce sont cent millions de plus qu'en 2005 qui seront ainsi incinérés dans les fours à asphalte.
Pas un mot sur le transport en commun — pas même sur le site du MTQ.
Et on ose appeler ça un « investissement ».
Grmf.
Quoique je trouve la chose sociologiquement intéressante, j'aimerais demander à ceux qui ont cru bon de doter la banlieue de Québec de députés de l'Alliance du Parti Conservateur de ne pas aller pleurnicher sur la Colline parlementaire lorsque ça tournera mal. Vous avez indiscutablement, irrémédiablement voté pour ça.
God bless Canada, indeed.
(Je m'abstiendrai par ailleurs de tout commentaire sur l'élection d'André Arthur.)
On ne peut évidemment pas demander à l'Académie française, conservatrice par nature, d'être à l'avant-garde de la pratique du français. Cependant, je comprends de moins en moins comment on peut persister à considérer « absurde » la féminisation de certains mots, notamment ceux désignant des occupations professionnelles. La France accuse peut-être un certain retard en ce qui a trait à l'accession des femmes à des postes que l'on dit non traditionnels — d'où un décalage dans l'usage — mais il y a tout de même, me semble-t-il, une importante dose de mauvaise foi machiste dans le blocage de la vénérable Académie.
Au jeu de go, les joseki sont des séquences classiques qui se jouent de manière plus ou moins conventionnelle en réponse à des situations communément rencontrées dans les coins en cours de partie. Ce ne sont à strictement parler ni des coups d'attaque ni des coups défensifs, mais plutôt des sortes d'aménagement permettant de gérer les frictions (avec beaucoup d'étincelles). Le débutant qui ne veut pas se faire bouffer tout cru par un adversaire compétent se doit d'assimiler au plus sacrant les joseki de base.
En ayant pour ma part un peu marre des cuisantes défaites que l'on m'inflige systématiquement depuis que je prétends faire la différence entre le nord et le sud d'un goban, j'ai décidé de m'y mettre. J'ai ainsi imprimé les notions de base des joseki et je m'y suis attelé ce midi, dans la salle à manger du bureau, entre deux bouchées de fusilli à la sauce tomate.
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