Je parie qu'il s'en trouve parmi vous, éminents membres de mon très sélect lectorat, pour croire que la piraterie informatique, à l'image de la forbanterie maritime de jadis, constitue encore une occupation d'unijambistes édentés.
Ottawa, mai 2006, sur la Colline parlementaire. Deux vaches paissent nonchalamment sur le gazon de l’esplanade devant l’édifice de l’Ouest. Un journal est posé devant la première bête. La pittoresque Tour de la Paix domine la scène.
Molson, le plus gros et le plus ancien brasseur canadien (établi à Montréal en 1786), diffuse depuis quelque temps des publicités télé et imprimées dans lesquelles des morceaux de l'histoire du Québec sont récupérés, que ce soit de manière générique (la traversée du XXe siècle en accéléré) ou spécifique (les capsules sur les séries éliminatoires de hockey).
Je dis « récupérés » parce que la rigueur historique n'est évidemment pas l'objectif premier de ces capsules (sans mauvais jeu de mots). Ce qui compte, c'est de vendre de la bière, et tant pis pour les anachronismes ou pour le biais du regard.
Comment ne pas se sentir interpellé par une discussion sur le post-it?
J'avoue, oui, j'avoue me livrer à des pratiques répréhensibles, contre nature — inavouables, pour tout dire — en matière de postitage.
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