La scène se passe par-dessus le mur de mon cubicule.
« Dis donc, G***, j'ai vu sur l'intranet que c'était ton anniversaire... Eh bin, bon anniversaire!
— Merci.
— Tu ne sembles pas trop affectée (pour quelqu'un qui progresse dans la quarantaine, m'abstiens-je de préciser).
— Oh non, pas si pire, fait-elle avec détachement. De toute façon, comme on dit, on vieillit un peu tous les jours, hein?
— C'est certain. »
Courte pause, puis, l'air de se raviser, elle ajoute :
« Bon, c'est vrai que le jour même de l'anniversaire, on change de chiffre, ça frappe plus.
— Mmh hmm. (Je regarde en l'air.) Au fond, vieillir, c'est un processus lent... C'est comme l'érosion : on dirait qu'il ne se passe rien, puis un bon matin, boum!, un pan de la falaise s'écroule. »
Nouvelle pause suivie de l'affaissement du sourire de la jubilaire.
Refrénant l'envie de me taper le front, je me replie lentement derrière mon paravent.
S'il vous plaît, dessinez-moi un mouton...
nadia, le Vendredi 9 février 2007 à 12:12 [permalien] :
Presque personne n'a pensé à m'appeler à mon anniversaire et, tout bien réfléchi, c'est mieux comme ça !
Mo la têteuse, le Samedi 10 février 2007 à 07:30 [permalien] :
Bonne fête, Nadia !
Mo la super téteuse, le Samedi 10 février 2007 à 07:32 [permalien] :
Dans mon commentaire précédent, j'ai fait une faute dans téteuse et je voulais que vous sachiez que je le savais.
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