En petits morceaux

L'effet Murakami

Vendredi 27 juillet 2007 à 17:27 | Et ce n'est pas tout | Permalien

C'est en train de devenir une obsession. Je le sens, là, juste à côté de moi, dans mon porte-documents. Je peux presque le voir à travers le nylon noir, comme une brique chaude, radioactive, qui m'appelle et m'attire. À toutes les trente secondes, malgré toute ma rigueur professionnelle et la complexité du diagramme de flux d'interaction censé m'accaparer, j'ai le réflexe de tendre le bras pour le prendre. Je me maîtrise de justesse, retenant consciemment mes mains sur le clavier de l'ordinateur.

Décidément, impossible de lâcher ce foutu bouquin.

Après La course au mouton sauvage sur les rochers surplombant le fleuve à Saint-Siméon, les Chroniques de l'oiseau à ressort sur notre patio charlesbourgeois et La fin des temps le midi sur la terrasse du bureau depuis la fin des vacances, Kafka on the shore gobe tout mon temps libre hors maison (à la maison, c'est plutôt une petite fille de dix mois et demi qui s'en charge). Tel une blonde possessive, il m'interdit de penser à autre chose. Mon absorption de l'oeuvre de Murakami progresse au prix de ma capacité de concentration.

De temps en temps, je jette un oeil dehors. Il me faut tout mon petit change pour ne pas éteindre l'ordinateur et courir jusqu'au banc de parc le plus proche pour achever de dévorer ce damné roman. On a déjà quitté son emploi pour moins que ça. Heureusement, je suis un gars très responsable.

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