Sur la banquette qui me fait face, il y a une femme dans la trentaine avancée, plutôt laide, tristement coiffée et habillée d'un survêtement de jogging qui la rend difforme. Son visage, trop ridé pour son âge, porte de nombreuses cicatrices; son nez, de toute évidence, a déjà été cassé. Un gros sac à main en vinyle craquelé est posé sur ses cuisses et lui sert de lutrin. La bouche légèrement entrouverte, elles est plongée dans Guérir avec l'aide des anges.
S'il vous plaît, dessinez-moi un mouton...
Bernard, le Samedi 11 août 2007 à 10:17 [permalien] :
Ce billet devrait s'intituler le Poids du monde (4). Ou (3). Pourquoi pas? Il y a déjà eu jusqu'à trois papes en même temps.
Bernard, le Samedi 11 août 2007 à 13:31 [permalien] :
Il y a quelque chose de réjouissant dans cette série de billets déprimants. Je te suggère de fonder un blogue à part pour les publier. Quelque chose d'asolument noir, négatif, à vous faire désespérer de l'espèce humaine. Comme parrain, tu pourrais invoquer le Renaud de Me jette pas : « Tu m'dis qu'toi, c'que t'aimes pas, c'est la mensonge, que ça ronge et tu meurs, moi c'est la vérité, que j'trouve triste à pleurer et je pleurs »
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