En petits morceaux

Petit palmarès science-fictif personnel

Vendredi 29 février 2008 à 23:11 | Cinéma | Permalien

Je suis ressorti si favorablement surpris de I Am Legend, il y a quelques semaines, que je me suis demandé pourquoi mes attentes étaient si basses. Se fait-il donc si peu de bonne science-fiction au cinéma de nos jours — ou du moins plus rien d'original — que j'en suis arrivé à classer a priori tout ce qui sort en salle dans la catégorie « navet débile », réduisant plus ou moins consciemment la part valable du genre à quelques grands mais vieux films?

L'idée d'un âge d'or révolu me semblant peu convaincante, j'ai décidé de mettre ma mémoire à l'épreuve et de coucher sur papier la liste des films de SF que j'ai suffisamment appréciés pour daigner m'en souvenir. Voici ce que ça a donné. Vous me direz ce que vous en pensez.

Note : les listes sont classées par ordre croissant d'année de sortie en salle.

Mon Top 16 des meilleurs films de science-fiction de tous les temps

Titre Année Réalisateur Basé sur
2001: A Space Odyssey 1968 Stanley Kubrick Arthur C. Clarke, The Sentinel, 1950
Phase IV 1974 Saul Bass Mayo Simon, scénario original
Star Wars 1977 George Lucas George Lucas, scénario original
Alien 1979 Ridley Scott Dan O’Bannon et Ronal Shusett, scénario original
Blade Runner 1982 Ridley Scott Philip K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968
Dune 1984 David Lynch Frank Herbert, Dune, 1965
The Handmaid’s Tale 1990 Volker Schlöndorff Margaret Atwood, The Handmaid’s Tale, 1985 (adapté par Harold Pinter)
Twelve Monkeys 1995 Terry Gilliam David et Janet Peoples, d’après le court métrage La jetée de Chris Marker (1962)
Gattaca 1997 Andrew Niccol Andrew Niccol, scénario original
Contact 1997 Robert Zemeckis Carl Sagan, Contact, 1985
eXistenZ 1999 David Cronenberg David Cronenberg, scénario original
The Matrix 1999 Andy et Larry Wachowski Andy et Larry Wachowski, scénario original
Solaris 2002 Steven Soderbergh Stanislas Lem, Solaris, 1961
Minority Report 2002 Steven Spielberg Philip K. Dick, The Minority Report, 1956
Children Of Men 2006 Alfonso Cuarón P.D. James, The Children of Men, 1992
I Am Legend 2007 Francis Lawrence Richard Matheson, I Am Legend, 1954

Quelques observations :

  • 37,5 % (6 sur 16) sont basés sur des scénarios originaux.
  • 37,5 % sont tirés d'oeuvres de maîtres de la littérature de science-fiction (Clarke, Dick X 2, Herbert, Sagan, Lem).
  • 37,5 % sont sortis au cours des dix dernières années (1999-2008). Si on découpe par vraies décennies, ça donne ceci :

    On voit alors que la majorité (62,5 %, soit 10 sur 16) des films de mon palmarès sont sortis au cours des années 90 et 2000.
  • Parmi les six films sortis depuis les dix dernières années, deux sont basés sur des scénarios originaux signés par les réalisateurs eux-mêmes, ce qui est bien, mais en contrepartie deux autres sont des remakes (I Am Legend est même le remake d'un remake), ce qui est moins bien.
  • Dans le cas des films tirés de nouvelles ou de romans, le nombre d'années d'écart entre la publication de l'oeuvre originale et son adaptation au cinéma tend à s'accroître, ce qui suggère, me semble-t-il, une frilosité hollywoodienne pour la SF contemporaine.
  • 25 % (4 sur 16) ont eu une ou plusieurs suites, plus ou moins (ou pas du tout) mémorables. Return of the Jedi et The Empire Strikes Back ne sont pas si horribles, ceci dit, mais ce ne sont en quelque sorte que les prolongements du premier de la série, auquel revient à mon sens tout le mérite.

Constat

J'avais raison de me méfier de l'idée d'un âge d'or révolu : dans les faits, je vois de plus en plus de bons films de SF. Cependant, il semble y avoir une tendance à exploiter la vieille SF au détriment de visions du futur... plus proches de nous. Est-ce que cela traduit un manque d'audace de la part des réalisateurs (et producteurs) actuels? Un désir de rectitude politique, une peur de choquer? Ou bien simplement un goût un peu nostalgique des vieux classiques?

Mentions honorables

Je garde un souvenir assez favorable des films suivants, mais définitivement pas assez pour m'en embarrasser sur une île déserte.

Titre Année Réalisateur Basé sur
Soylent Green 1973 Richard Fleischer Harry Harrison, Make Room! Make Room!, 1966
Close Encounters Of The Third Kind 1977 Steven Spielberg Steven Spielberg, scénario original
E.T.: The Extra-Terrestrial 1982 Steven Spielberg Melissa Mathison, scénario original
Terminator 1984 James Cameron James Cameron et Gale Anne Hurd, scénario original
Back To The Future 1985 Robert Zemeckis Robert Zemeckis et Bob Gale, scénario original
Enemy Mine 1985 Wolfgang Petersen Barry B. Longyear, Enemy Mine, 1979
Total Recall 1990 Paul Verhoeven Philip K. Dick, We Can Remember It For You Wholesale, 1966
Starship Troopers 1997 Paul Verhoeven Robert A. Heinlein, Starship Troopers, 1959
Vanilla Sky 2001 Cameron Crowe Remake de Abre los ojos d’Alejandro Amenábar (scénario original, 1997)
Artificial Intelligence: AI (moins la consternante scène finale) 2001 Steven Spielberg Brian Aldiss, Supertoys Last All Summer Long, 1969

Pas vu mais faudrait bin

Titre Année Réalisateur Basé sur
Metropolis 1927 Fritz Lang Thea von Harbou et Fritz Lang, scénario original
Fahrenheit 451 1966 François Truffaut Ray Bradbury, Fahrenheit 451, 1953
Solyaris 1972 Andrei Tarkovsky Stanislas Lem, Solaris, 1961

Exclusions arbitraires

  • Films d’animation/mocap/vectorialisés, japonais (Ghost In The Shell) ou non (A Scanner Darkly)
  • Téléséries : Cosmos 1999, Planet Of The Apes, Galactica, etc.
  • Truc difficilement classables comme de la SF, ex. Brazil.
  • Steampunk : Sky Captain And The World Of Tomorrow, adaptations de Jules Verne, etc.
  • Films de superhéros
  • Films fantastiques ou d'horreur (même si des fois c'est pas évident de trancher, genre Alien)

CommentairesCommentaires

S'il vous plaît, dessinez-moi un mouton...

Bernard, le Samedi 1 mars 2008 à 07:43 [permalien] :

Personnellement, mon top trois comprend Gattaca, Matrix (1) et Blade Runner, mais ce genre de classement change tous les jours et il est quasiment certain que j'ai oublié un ou deux films susceptibles de se trouver en excellente position.

Refusant d'exclure le steampuk, je tiens à réhabiliter Sky captain (pour le projet esthétique) et à suggérer d'inclure Delicatessen et la Cité des enfants perdus.

Tant qu'à être dans le cinéma français, on a Besson (Le dernier combat, Subway (limite SF) et le Cinquième élément (malgré la débilité de la trame principale, ce film a trop de qualités pour être exclu)) et Bilal (surtout Bunker palace hotel, mais aussi Tykho moon et Immortels).

J'ajouterais aussi Dark city (dont certains décors ont servi à la poursuite initiale de Matrix) et, comme à l'instar de mon ami Benjamin j'aime bien les films où « toute arrache », Mars Attack, Independance day et surtout Deep impact. L'ami Benjamin (encore lui) suggère de revoir avec un oeil nouveau Robocop. Il suggèere Equilibrium aussi.

En ce qui concerne le Fahrenheit 451 de Truffaut, évite-le si tu en es capable et relis plutôt l'excellent roman de Bradbury - dans le texte évidemment, la traduction des années 1960 est imbuvable, et la plus récente est correcte mais ne rend pas toute la poésie de l'auteur.

Hugo, le Samedi 1 mars 2008 à 09:19 [permalien] :

Petite correction en vitesse (le cours de natation est dans moins d'une heure) à la feuille de styles... vous devriez maintenant voir les tableaux bien formatés sans avoir à vider la cache de votre fureteur.

Bernard, j'avais complètement oublié The Fifth Element, c'est tout dire.

Je reviens un peu plus tard.

Bernard, le Samedi 1 mars 2008 à 10:12 [permalien] :

Apprendre à nager à ton âge? Enfin, mieux vaut tard que jamais...

Simon Bédard (visitez son site), le Samedi 1 mars 2008 à 12:18 [permalien] :

Classement très intéressant que j'approuve en grande partie! Cependant, j'ajouterais Brazil et Delicatessen au top. Également, j'élèverais Back to the Future parmi mes favoris. Bien que grandement commercial, c'est un classique au scénario original et à la réalisation excellente.

The Fifth Element a, certes, plusieurs qualités, surtout esthétiques, mais le scénario est trop pauvre pour le considérer comme un grand film.

J'ajouterais des projets de films à surveiller: Rendez-Vous with Rama et Fahrenheit 451.

Finalement, je me rends compte que j'aurais quelques bijoux à découvrir.

Je pense que oui, il y a eu un âge d'or de la science fiction, au niveau de la littérature du moins. Il y a aussi plusieurs "approches" de la SF. Le cinéma, visant un public moins ciblé, s'est peut-être cantonné dans une approche plus "laser et vaisseaux spatiaux" de la SF plutôt que d'aborder ses aspects philosophiques et anthropologiques. Pourtant, la SF est une des formes d'expression les plus appropriées pour susciter la réflexion.

Merci pour cette liste, Hugo!

Hugo, le Samedi 1 mars 2008 à 13:30 [permalien] :

En y repensant un peu, j'aurais peut-être dû inclure The Abyss (James Cameron) dans les mentions honorables.

J'ai aussi un peu hésité avant de mettre Sunshine de Danny Boyle dans les mentions honorables, et finalement ma frustration s'est avéré trop forte. Le dernier tiers du film est vraiment trop catastrophique -- et quand même, un tiers, ça fait beaucoup.

Simon : je n'avais pas entendu parler du remake de Fahrenheit 451 par Darabont, mais ça semble, de fait, relativement intéressant, même si c'est avec Tom Hanks, un acteur qui me tape sur les nerfs la moitié du temps. Rendez-vous with Rama, par David Fincher et avec Morgan Freeman, est par contre indiscutablement intéressant.

Tant qu'à parler de films qui sont prévus pour 2009, il y a une adaptation d'Akira, le célèbre manga, qui est encore en production. Ça s'annonce mal, voire très mal : ça va se passer à "Neo Manhattan" au lieu de "Neo Tokyo", et les rumeurs parlent de Leonardo di Caprio dans la distribution. Ouch!!!

Bernard, le Dimanche 2 mars 2008 à 09:52 [permalien] :

Tant qu'à y être, quelqu'un a-t-il une opinion sur Alien nation?

Bernard, le Dimanche 2 mars 2008 à 09:53 [permalien] :

Hugo, c'est quoi la date limite pour publier des commentaires ici?

Hugo, le Dimanche 2 mars 2008 à 14:49 [permalien] :

En vrac :

  • Alien Nation : pas vu. Intrigant.
  • Dark City : étrange, je n'ai jamais entendu parler de ce film, même jamais vu la pochette au club vidéo. Et pourtant je suis un grand fan de William Hurt. Va falloir que je voie ça.
  • Mars Attack : je n'y avais pas pensé. Peut-être ai-je exclu inconsciemment les comédies?
  • Quoique j'aime le genre steampunk, je me refuse à l'assimiler à de la SF. Évidemment, dans le cas de Jules Verne et consorts, c'était authentiquement de la SF, mais les romans et films plus récents exploitent plutôt la valeur esthétique de ce courant. Il ne s'agit plus d'anticipation (ce qui pourrait se passer si la science évoluait dans telle direction, ou si on découvrait de la vie extra-terrestre) mais de fabulation (ce qui aurait pu se passer la la science avait évolué autrement dans le passé), et ça tombe alors dans le fantastique, du moins en ce qui me concerne. Des films comme Sky Captain, La cité des enfants perdus (que j'ai énormément aimé) ou Wild Wild West sont des fantasmes épistémologiques, et n'ont à mes yeux que peu ou pas de valeur philosophique, sociologique ou scientifique. Bref.
  • À propos de l'inclusion d'I Am Legend dans mon Top 16 (puisque les critiques ont été généralement assez mauvaise)... Malgré un scénario relativement mince (ou simple, à tout le moins), le film a trois forces :
    1. Visuellement, c'est très, très fort. Photographie irréprochable, effets spéciaux discrets et impeccables, caméra pertinente et efficace (plusieurs très longs plans et scènes d'actions violentes et désorientantes). La trame sonore est aussi parfaite : une grande partie du film est tournée sans musique et le peu de musique que l'on entend est vraiment bien choisi (avec du Bob Marley, entre autres).
    2. Will Smith est étonnamment bon (et/ou bien dirigé). Sa performance sérieuse et sensible n'a rien à voir avec le reste de sa carrière — un peu comme celle de Jim Carrey dans The Truman Show. Comme je l'ai dit plus haut, dans l'analyse de mon palmarès, I Am Legend est le remake d'un remake. Je n'ai vu aucune des deux premières adaptations, alors je ne peux comparer le jeu de Will Smith avec celui de Charlton Heston (The Omega Man, 1971) ou de Vincent Price (oui!!! Vincent Price en personne, dans The Last Man on Earth, 1964), mais je n'ai rien à reprocher à Smith.
    3. Mais surtout, des atmosphères efficaces : une impression de fin du monde, de solitude à pleurer, une tension à couper au couteau, de grande précarité de l'existence. Et l'arrivée inattendue d'une autre survivante ne gâche pas la sauce, contrairement à ce qu'on pourrait craindre.
  • À ajouter à la liste de ce qu'il me faudrait voir : THX 1138 de Lucas (1971).
  • Je viens de constater que Planet of the Apes a d'abord été un film (1968) avant d'être une série — et, ma foi, j'ai l'impression de l'avoir vu. Un candidat oublié dans mon Top... euh, 17?
  • Bernard : en principe, les commentaires restent ouverts sept jours, mais je vais faire une exception ce coup-ci.

Bernard, le Lundi 3 mars 2008 à 09:06 [permalien] :

On a oublié MIB (au moins le premier). On a oublié aussi de dire du mal de Lost in space.

Bernard, le Lundi 3 mars 2008 à 09:08 [permalien] :

Autre chose : je ne vois pas comment tu peux exclure Sky captain et songer à inclure Metropolis (quant à Wild wild west, je ne vois pas comment on pourrait le rattacher à la SF, ce n'est qu'un western dégénéré - le tout étant exclusivement une question de feeling (ouh ouh ouh)).

Hugo, le Lundi 3 mars 2008 à 11:48 [permalien] :

Bernard :

Sky Captain and the World of Tomorrow a été réalisé en 2004 et met en scène une version alternative des années 30 (mettons), alors que Metropolis est sorti en 1927 mais se passe un siècle plus tard, en 2026, et constitue donc une authentique vision du futur.

J'admets être un peu radical en déclarant ne pas considérer le steampunk comme de la SF. Le futurisme n'est sans doute pas une condition essentielle au genre, et le steampunk est bien, après tout, une "fiction scientifique". De mon point de vue, cependant, c'est plus un trip esthétique permettant toute license technologique qu'un effort d'anticipation, or c'est l'anticipation qui m'intéresse dans la SF. C'est pour ça que j'ai parlé d'exclusions arbitraires.

Quant à Wild Wild West, c'est bien du steampunk. Je ne voudrais pas avoir l'air de couper les cheveux en quatre, mais si tu dis toi-même que Sky Captain est de la SF mais pas Wild Wild West, alors soit le steampunk relève de la SF et non du fantastique, soit Sky Captain n'est pas de la SF. On peut aller régler ça au rack à bicycles à 4 heures si tu veux.

Bernard, le Lundi 3 mars 2008 à 13:22 [permalien] :

Hugo,

Je ne prétends pas qu'il y ait rien de rationnel dans mon classement des films. Soit parce que je préfère tout simplement voir ses films (quitte à les détester), soit parce que c'est trop le foutoir et que je n'ai pas envie d'ergotter en vain. Que faire des anticipations dépassées (1984, Metropolis), des Uchronies (His dark material), du cinéma fusion (Wild wild West), des comédies, des films de métaSF (Spaceballs?)?

Mais il me ferait, tu le sais, grand plaisir de te revoir, quitte à discuter à coups de chaines de bicyles à proximité du rack à.

Bernard, le Lundi 3 mars 2008 à 14:28 [permalien] :

Ces viriles empoignades virtuelles nous font véritablement sentir hommes...

François Gariépy, le Mardi 4 mars 2008 à 21:11 [permalien] :

Entrée très intéressante qui me replonge dans des souvenirs merveilleux.

Je me permet d'ajouter dans la liste: La guerre des mondes dans sa version originale et aussi le remake de Spielberg qui m'a tout de même plu malgré les défauts énormes du film. Spielberg reste pour moi un maitre du cinéma pop.

Et je suggère ardamment "A Scanner Darkly" de Richard Linklater d'un roman de Philip K. Dick.

Hugo, le Mercredi 5 mars 2008 à 09:20 [permalien] :

François : Ciel, j'avais oublié la version originale de la Guerre des mondes... quel film, en effet. Les effets spéciaux de l'époque étaient vraiment pittoresques. Par contre, j'ai trouvé la version de Spielberg très bof.

A Scanner Darkly m'a énormément plu, mais il est tombé dans la catégorie "Exlusions arbitraires" pour cause d'animation. Non qu'il ne s'agisse point de SF, mais l'inclusion des films d'animation aurait biaisé ma démarche étant donné que c'est un phénomène relativement récent. Et n'oublions pas que tout ceci se voulait une expérience scientifique, hein? Ha ha.

Cela étant dit, que pensez-vous ô cher lectorat, de l'opinion fréquemment ouïe voulant que le cinéma de science-fiction soit en dégénérescence?

Bernard, le Mercredi 5 mars 2008 à 10:10 [permalien] :

En dégénérescence? Dfficile à dire. Comme tous les autres genres, on trouve un perle pour dix navets, conséquemment on n'a un bon film de SF qu'à l'occasion (tout dépendant des goûts, évidemment) et comme l'échantillon est relativement petit (une fois exclus les films de monstre, de super-héros, etc.), il est difficile de dégager une réelle tendance. Les années 1990 ont été particulièrement fertiles, fertilité qui pourrait sans doute être expliquée par des circonstances x et y non récurrentes, ce qui nous donne une fausse impression de déclin, mais cette décénnie mise à part, peut-être le tracé du genre est-il tout à fait constant (c'est plein de peut-être hein?).

Bernard, le Mercredi 5 mars 2008 à 10:20 [permalien] :

Autres questions : la série Star Wars en est-elle vraiment une de science-fiction puisque l'action se déroule a long long time ago, ou plutôt une uchronique galactique ?

Quid du Gendarme et des extraterrestres?

I am legend, tout comme 28 days later, n'est-il pas plutôt un film de vampires? (j'ai pas vu le film, mais le livre était très intéressant).

Des oublis :

Dans la série « Je ne l'ai pas vu, personne ne l'a vu mais ça a l'air bon quand même : Quiet earth

Dans la série « je vais me faire pitcher des roches mais moi j'ai aimé ça là là » : The Chronicles of Riddick.

Et dans la série « on a oublié de dire du mal de » : Mad Max, Tank Girl, Waterworld

Hugo, le Mercredi 5 mars 2008 à 14:01 [permalien] :

Aaah, Bernard, merci de ce rappel à l'ordre : effectivement, Star Wars se déroule dans le passé et non le futur, et ne cadre donc plus dans la définition (arbitraire) m'ayant servi de critère de tri. D'oh. PS : un coup d'oeil sur Wikipedia me révèle que Stars Wars est classé dans le genre science fantasy. Re-d'oh.

28 Days Later parle de zombies et le roman dont est tiré I Am Legend de vampires (d'où le choix de Vincent Price comme interprète du docteur Neville dans le film de 1964) mais tous les deux en font des « maladies ». Dans le I Am Legend de 2007, on ne parle plus de vampirisme, juste de la transmission d'un virus. L'approche se veut scientifique. Ceci dit, avec ou sans explication naturelle du phénomène, l'effet est le même : ma douce moitié aurait été traumatisée à vie par le film. Je suis bien content de l'avoir vu seul.

The Chronicles of Riddick : que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre. Je n'ai pas détesté. Et à vrai dire, je n'ai pas détesté Mad Max tant que ça non plus.

Le gendarme et les extra-terrestres : non mais franchement! :-)

Hugo, le Mercredi 5 mars 2008 à 14:06 [permalien] :

Oh, un oubli majeur : TRON, écrit et réalisé par Steven Lisberger, sorti en 1982. Je ne sais plus quel âge j'avais quand je l'ai vu, mais ça m'avait jeté par terre.

Hugo, le Mercredi 5 mars 2008 à 14:16 [permalien] :

Bernard encore : je suis d'accord avec toi en ce qui a trait à la représentativité de mon échantillon et à la potentielle spécificité des années 90, mais je me demande quand même s'il n'y a pas une tendance, depuis au moins une dizaine d'années, à aller piger surtout dans la vieille SF, au détriment de ce qui se fait de nos jours (et qui est forcément plus près de nos propres angoisses).

Bernard, le Mercredi 5 mars 2008 à 14:39 [permalien] :

Peut-être parce que nos angoisses collectives actuelles s'expriment mieux (ou plus souvent) dans des formes différentes et moins intellectualisées. La grosse mode actuellement, c'est les films d'horreur. Je ne sais pas ce que cet arrachage généralisé de tripes signifie, c'est peut-être une sublimation de l'angoisse collective par l'automutilation fictionnelle.

La SF a longtemps servi à exprimer des pensées discordantes, en marge du discours dominant. Il faudrait se pencher sur le discours dominant (aux États-Unis, principal producteur de SF) et le mettre en rapport avec les formes contemporaines du surmoi collectif (j'ai l'air de dire n'importe quoi là, mais je suis sûr que mis en forme par un universitaire à roulettes, ça ferait une thèse tout à fait présentable).

Bernard, le Mercredi 5 mars 2008 à 14:50 [permalien] :

Tant qu'à citer Tron, allons-y avec Starman, Explorers (avec les tout jeunes Ethan Hawke et River Phoenix) et The Philadelphia Experiment...

Bernard, le Mercredi 5 mars 2008 à 15:34 [permalien] :

Tantôt j'ai vu un préviou en allemand du film Deep Space, un espèce de pseudo Alien au coeur des Zutats-Zunis, avec des moustachus et plein de coupes des années 1980. Je m'en voudrais de ne pas partager cette belle chose avec tout le monde : www.youtube.com/watch?v=s...

Hugo, le Jeudi 6 mars 2008 à 09:48 [permalien] :

EEESH!

Bernard, le Jeudi 6 mars 2008 à 11:03 [permalien] :

Moi aussi j'ai dit ça quand j'ai vu la moustache. Je pense qu'il meurt rapidement, une chance.

Nic, le Vendredi 7 mars 2008 à 09:00 [permalien] :

Héé ben dites donc, faut pas s'absenter trop longtemps de ce blogue !

Je vais tenter de contribuer sans répéter.

Quiet Earth : j'avais de bons souvenirs, mais je l'ai revu il y a un mois et c'est finalement assez nul.

Vous avez oublié The Clockwork Orange, dont la K7 VHS acheté au club du coin traine dans ma bibliothèque depuis 6 mois.

Mention honorable pour MIB 1, qui est sans doute le film qui se rapproche de plus de l'esprit du H2G2. D'ailleurs, il faudrait attaquer un peu la version filmique (et bâclée) du H2G2 -- malgré l'époustouflante visite de la manufacture de planètes.

Quelqu'un a vu 28 weeks later?

Bernard, le Vendredi 7 mars 2008 à 09:20 [permalien] :

Merci Nicolas pour cette critique négative de Quiet earth. Le commentaire d'une collègue m'avait intrigué, mais je n'avais pas franchement envie de l'avoir.

En ce qui me concerne, je n'ai pas oublié Clorckwork orange, vu que j'ai hagi ce film (tout comme 2001 d'ailleurs, même si je commets là un crime de lèse-classique).

Pour les non-initiés qui suivraient encore ce mini-forum de discussion, H2G2 c'est Le hitchhiker's guide to the galaxy, film assez pénible, à l'image sans doute de la traduction de Jean Bonnefoy (voir ce billet : www.takefu.org/lafabrique...

Pas vu 28 weeks later. On devait y aller ensemble. Si tu veux, on attends la sortie de 28 months et 28 years en DVD et on se fait un festival.

Nic, le Vendredi 7 mars 2008 à 09:26 [permalien] :

Oui, un festival !

Bernard, le Vendredi 7 mars 2008 à 09:46 [permalien] :

A Scanner Darkly! Maudites traductions de titre pas rapport! Avoir compris plus tôt qu'il s'agissait d'une adapatation de Substance mort (traduction de Robert Louit - pas d'opinion), je m'y serais garroché bien plus tôt.

Savoir que le film est adapté d'un livre de Philip K. Dick ne suffit pas à me convaincre, puisque plusieurs navets ont été tirés de son oeuvre.

Bernard, le Vendredi 7 mars 2008 à 10:11 [permalien] :

Je m'en voudrais (sans blague?) d'inonder ce billet de commentaires, mais on a parlé de Ghost in the shell et je suis tombé un peu par hasard sur la chanson du générique, laquelle m'a très curieusement semblée être un clone de la bande originale d'un Bilal (Bunker ou Thyko). Dans un cas, du bon vieux chant japonais, dans l'autre, ces fatiguantes de voix bulgares. Je vais essayer de coller un lecteur Seeqpod intégré dans un autre commentaire (Hugo, si ça marche pas, tu serais gentil de l'effacer, ça va faire sale tout ce code inutile).

Bernard, le Vendredi 7 mars 2008 à 10:11 [permalien] :

Bernard, le Vendredi 7 mars 2008 à 10:12 [permalien] :

Bon, ça fonctionne pas le lecteur intégré. Quelque chose dans Dotclear. On le trouvera ici alors : www.takefu.org/lafabrique...

Hugo, le Vendredi 7 mars 2008 à 11:01 [permalien] :

Bernard : c'est arrangé.

Sinon, une lecture intéressante sur la SF qui parle du présent : « The Progressive Apocalypse and Other Futurismic Delights ».

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