(des idées comme ça)
Cet album partage avec l’intrégrale de Brel le prix du bien culturel que j’ai le plus aimé après l’avoir le plus détesté. Alors que ma haine de Brel a été plus tardive, plus courte et certainement moins bien justifiée, les sentiments négatifs que j’ai pu éprouver à l’égard de l’Apocalypse des animaux remontent à ma plus tendre enfance.
Le Laborantin, vendredi 25 février 2005
Visitez la section : Paroles et musiques ; 14 commentaires
C’est chouette la garderie. Cela apporte beaucoup à notre petite famille.
Le Laborantin, jeudi 24 février 2005
Visitez la section : Laborenfants ; 17 commentaires
Lapinomanes atterrés, rassérénez-vous, votre lagopode préféré n’est pas mort, j’en ai l’intime conviction.
Le Laborantin, mercredi 23 février 2005
Visitez la section : Le neuvième ; 4 commentaires
En lisant au Laboranteau un livre sur les animaux de la ferme, je me suis rappelé quelques aventures les impliquant, lors des vacances de mon enfance passées dans le village natal de mon père.
La Laborantine, mardi 22 février 2005
Visitez la section : Terres natales ; 4 commentaires
En ce beau dimanche après-midi, les conducteurs de VUS se disputaient les rares places de stationnement de l’Aquadôme. À l’intérieur, la file –composée de familles nombreuses et grouillantes– était si longue qu’elle se repliait trois fois sur elle-même et occupait tout le hall. Le Laboranteau pesant lourd dans nos bras, nous avons convenu de nous rabattre sur une autre piscine : il était hors de question de tremper notre petit bébé tout rose tout propre dans cette grande soupe d’acide uréique où il risquait de se dissoudre.
Les Collabos, dimanche 20 février 2005
Visitez la section : Babylone ; aucun commentaire
Par quel miracle ai-je trouvé la motivation, le jeudi suivant ma première tentative de nager dans l’Wesse, d'éprouver les couloirs d'une nouvelle piscine ? Je l’ignore. C’était un jeudi de blizzard. Il faisait un temps de chien, un temps pour rester chez soi avec un livre et un chocolat chaud. Mais comme le Laboranteau était à la garderie, un grand sentiment judéo-chrétien de culpabilité m’habitait à l’idée de me vautrer dans la paresse. Il fallait utiliser ces heures libres à bon escient.
La Laborantine, vendredi 18 février 2005
Visitez la section : Babylone ; aucun commentaire
Manifestation monstre au Château Montebello où Patapouf tient en ce moment une séance de dégustation de petits fours avec ses députés.
Le Laborantin, mercredi 16 février 2005
Visitez la section : Le mot juste ; aucun commentaire
Le nain de la machine à café n’a pas fini de geindre.
On savait déjà que le café permettait de lutter contre le diabète, les maladies du coeur et la carie. Voilà maintenant que de perfides chercheurs aux yeux bridés parviennent à prouver qu’il permet de prévenir le cancer du foie.
Hop! Tout le monde à la cuisinette!
Le Laborantin, mercredi 16 février 2005
Visitez la section : Au quinzième ; un commentaire
Tous les jours, une toute petite concierge frotte frénétiquement les traces de doigts laissés par les visiteurs sur la porte vitrée de la réception du quinzième. Elle a été engagée parce que son regard arrive à la hauteur exacte des traces de doigts. Jour après jour, elle frotte avec l’énergie du désespoir. Je ne sais qui d’elle ou des empreintes se lassera en premier.
Le Laborantin, mercredi 16 février 2005
Visitez la section : Au quinzième ; aucun commentaire
En fin de semaine, j’ai enfin pu défaire la trentaine de boîtes dans lesquelles nous avions enfermé notre bibliothèque. J’ai notamment mis au jour ma collec’ de bédé que j’ai réussi à compresser dans notre petite bibliothèque à l’étage. Je n’avais plus qu’un concombre masqué et un Astérix (et le Chaudron) à me mettre sous la dent. J’ai hâte de m’écraser dans mon futon et de relire n’importe quoi, au hasard. Par exemple, les Jérôme K. Jérôme Bloche, les aventures de Jules ou mes bons vieux Tintin.
Je profite de cette grande réouverture pour ouvrir cette section sur le neuvième art.
Le Laborantin, mardi 15 février 2005
Visitez la section : Le neuvième ; un commentaire
Laboranteau, pardonneras-tu un jour à tes concitoyens de t’avoir condamné à naître dans un Québec libéral?
À 24 heures de l’entrée en vigueur officielle du protocole de Kyoto, Patapouf n’a rien trouvé de mieux à faire que d’annoncer la construction d’une autoroute.
Laboranteau, tu auras environ trois ans lorsque, je l’espère, nous botterons le cul de cette crapule.
Le Laborantin, mardi 15 février 2005
Visitez la section : Vices et vertus ; aucun commentaire
Tout comme ma petite sœur, j’ai longtemps cru avoir moi aussi un nom unique. Mais lorsque je m’ampute de mon patronyme et que je me gouguelise, les résultats significatifs reculent à la quarante-troisième page et quelques-uns de mes curieux homonymes s’accaparent des meilleures places. Quelques précisions.
Le Laborantin, lundi 14 février 2005
Visitez la section : Qui et quoi ; 7 commentaires
En 1990, le Conseil supérieur de la langue française a suggéré d’unir par des traits d’union tous les nombres ordinaux et cardinaux. Outre le fait que cette mesure est trop souvent ignorée ou méprisée comme une simplification outrancière de la langue, elle ne va pas assez loin, comme l’ensemble de cette réforme orthographique d’ailleurs. Moi, Bernard Wright-Laflamme, je veux et j’exige une réforme complète du système d’écriture des nombres.
Le Laborantin, lundi 14 février 2005
Visitez la section : Le mot juste ; aucun commentaire
Il y en a une qui me cherchait. C’est Geneviève Dumont-Frenette, éditorialiste au très sélect Messager de Verdun. À côté d’elle, Karol Wojtila passerait pour un gauchiste révolutionnaire. Enfin presque. Son pamphlet contre l’union de fait, intitulé "Gai-lon-la, marions-nous" (joli, non?), m’a donné envie de sauter sur mon clavier et de lui expédier une petite missive bien fielleuse.
La Laborantine, dimanche 13 février 2005
Visitez la section : Vices et vertus ; 4 commentaires
De locataires heureux mais un peu à l'étroit, nous avons décidé de devenir propriétaires. Nous avons acheté, un peu vite peut-être, mais avions-nous le choix?
Le Laborantin, vendredi 11 février 2005
Visitez la section : Des problèmes de grands ; aucun commentaire
Le métro de Montréal comprend 65 stations réparties sur 4 lignes; près de 200 accès permettant de gagner l’une ou l’autre de ces stations. Ces accès constituent le territoire de prédilection des gratteurs de guitares, des chanteuses du dimanche, des témoins de Jéhovah, des quêteux et autres solliciteurs qui se massent là où les foules se rassemblent.
Le Laborantin, vendredi 11 février 2005
Visitez la section : Babylone ; aucun commentaire
Lundi, j’ai cru avoir perdu le plaisir de nager en même temps que l’accès à la piscine olympique. Il faut dire que mon séjour dans les flots de la piscine flambant neuve dont s’est récemment dotée la Petite-Bourgogne a été un choc. J’ai l’impression que chaque piscine publique possède une personnalité qui lui est propre, construite jour après jour, bain libre après bain libre, au contact de ses usagers. Ainsi, il régnait une atmosphère détestable dans ce petit bain, au demeurant fort agréablement illuminé par la lumière naturelle des verrières donnant, d’une part, sur la rue Notre-Dame, et de l’autre, sur les gratte-ciel du centre-ville.
La Laborantine, vendredi 11 février 2005
Visitez la section : Babylone ; aucun commentaire
Horreur, il remet ça! 10 heures 23, dans la cuisinette, il mange des chiens-chauds chauffés au four à ondes et assaisonnés de condiments exotiques : de la moutarde de marque Carriage Trade et de la sauce au piment liquide Billy Bob’s. Il me parle d’un syndrome de l’Alaska (« l’inaptitoude soziale dé yens zisolés ») dont je ne trouve aucune trace sur Google. Je dois mettre un nom sur ce drôle de pistolet.
Le Laborantin, vendredi 11 février 2005
Visitez la section : Au quinzième ; aucun commentaire
Au cours d’une chôterie réunissant des amis de Québec et de Montréal, une conversation :
« À Québec, l’autobus c’est sauvage. Ils attendent en tas autour du pôteau d’arrêt, et c’est celui qui pousse le plus fort qui entre le premier
— À Montréal, on attend en ligne.
— C’est mieux. »
Vraiment?
Le Laborantin, jeudi 10 février 2005
Visitez la section : Babylone ; 6 commentaires
Mercredi soir, le Laboranteau pionce. Il y a dissension au sein du personnel du laboratoire au sujet des anonymes et des pseudonymes.
Les Collabos, mercredi 9 février 2005
Visitez la section : Qui et quoi ; aucun commentaire
À la suite de mes élucubrations sur la fumée-brouillard, Ash m’a fait le commentaire suivant (je le reproduis in extenso, parce que j’en ai plein ma claque des liens) :
Le Laborantin, mercredi 9 février 2005
Visitez la section : L'armoire du fond ; 2 commentaires
Je me souviens du miniautobus qui nous menait à l’école, à Lac-des-Aigles. Nous demeurions quelque peu en retrait du village, à un ou deux kilomètres des écoles (voir plus bas), dans un grand bungalow égaré à 65 kilomètres au sud-ouest de la plus proche banlieue digne de ce nom. Au lieu de foncer directement vers le centre-ville, l’autobus qui nous embarquait nous entraînait d’abord dans un périple d’une douzaine de kilomètres dans l’arrière-pays.
Le Laborantin, mercredi 9 février 2005
Visitez la section : Terres natales ; 2 commentaires
Vous craignez les catastrophes écologiques, les pirates de l’air, les coupeurs de bourse, les moustiques exotiques ou les diseuses de bonne aventure, ou encore vous êtes simplement trop cassé pour aller passer une fin de semaine chez vos beaux-parents? Qu’à cela ne tienne! Pour peu que vous ayez payé votre fournisseur Internet à l’avance, il est de nouveaux espaces à explorer qui vous arracheront autant de soupirs émerveillés que la vue d’une verte vallée et qui chaufferont votre cœur autant qu’une plage azuréenne.
Le Laborantin, mardi 8 février 2005
Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire
Deux en deux ! Citée deux fois en deux jours à l’émission de Marie-France Bazzo. Je n’y peux rien, les discussions sur la langue m’échauffent, mes doigts se mettent à trembler ; sitôt devant l’écran, je me prends à taper furieusement. Pas moyen de ne pas m’en mêler. Surtout quand on parle de l’enseignement de la langue au Québec.
La Laborantine, mardi 8 février 2005
Visitez la section : Dans l'ombre du rétroprojecteur ; aucun commentaire
Moi aussi, chère Laborantine, j’ai des choses à dire sur le sujet. Ne sommes-nous pas un couple de linguistes en herbe?
Le Laborantin, lundi 7 février 2005
Visitez la section : Le mot juste ; un commentaire
Il y a autant de smog dans ma tête que sur la ville.
L’enseigne de Five Roses a l’air de flotter dans un nuage de farine, de la farine qui a déjà servi à paner des poissons morts à trois yeux pêchés dans le bassin Peel par un des 3830 prestataires du bien-être social de Pointe-Saint-Charles (34 % de la population de cet ancien quartier ouvrier, véritable prison de la misère aujourd’hui enclose sur trois côtés par deux autoroutes et de l’autre par le canal Lachine et un chapelet d’usines désaffectées).
Le Laborantin, lundi 7 février 2005
Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire
Dans le cadre de la semaine du français, l'équipe d'Ind. prés. (désolée pour l'abréviation, Google était trop puissant à mon goût) demande aux auditeurs de donner leur avis sur la langue à l'occasion d'un forum en ligne qui sera analysé par l'éditorialiste Jean Dion, en ondes, vendredi prochain. Je me suis empressée de répondre, bien évidemment, et je transmets ici mes humbles opinions au lectorat de Takefu.
La Laborantine, vendredi 4 février 2005
Visitez la section : Le mot juste ; 6 commentaires
Je me souviens du Sommet des Amériques. En librairie, on ne peut pas dire que c’était la foule. Vers 22 heures, après une soirée plutôt tranquille, Louis-André m’avait invité à aller prendre une bière chez lui, avec sa copine et je ne sais plus qui, juste de l’autre côté du périmètre de sécurité. Nous étions donc sortis vers 22 heures dans un Vieux-Québec qui avait des allures de champs de bataille.
Le Laborantin, jeudi 3 février 2005
Visitez la section : Terres natales ; aucun commentaire
Trois jours par semaine, je paye pour qu’on brise son petit cœur. Et le mien. Alors que je m'apprête à le confier aux soins d’une autre, il s’accroche à mes pantalons, il hurle. S’il le pouvait, il grimperait jusqu’à mon cou et me crierait : « Pourquoi, maman ? tu n’es pas bien avec moi ? Dois-tu vraiment te débarrasser de moi ? ». Je me dépêche de partir : je ne voudrais pas pleurer devant lui.
La Laborantine, jeudi 3 février 2005
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Je me souviens de la montagne de cartons de jus d’orange qui s’amoncelait sur le frigidaire et atteignait presque le plafond de mon premier appartement, rue d’Aiguillon, à Québec.
Le Laborantin, mercredi 2 février 2005
Visitez la section : Terres natales ; 2 commentaires
Je vieillis. Mes goûts ont changé. Il fut une époque où en littérature, j’appréciais ce qui foisonne, déborde et étincelle; boulimique de sensations nouvelles comme de mots, avide de goûter à tout, je me gavais indifféremment de sentiments gluants et de sophismes mal déguisés, beurrés épais sur une bonne tranche d’épithètes, d’adverbes et de vocabulaire audacieux. Je n’avais rien contre la discordance des images, les emprunts aux sources les plus hétérogènes, l’érudition à outrance ; du bruyant, du dégoulinant, du clinquant, voilà ce que je prisais plus que tout. J’étais d’allégeance baroque.
La Laborantine, mardi 1 février 2005
Visitez la section : Des lettres (mais pas de chiffres) ; 2 commentaires
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