Labo

(des idées comme ça)

Le Laborantin propose d’éduquer le bon peuple à la prononciation correcte en insérant, aux heures de grande écoute, quelques-uns de ces mots qu’on massacre phonétiquement.

Au cours du prochain épisode de Loft Story, je propose donc d’insérer le mot « squAre », qu'on prononcera à la française, comme le suggère le Multi (prière de vous signer). Personnellement, je préfère encore le carré au squAre, mais j'ai dû prononcer ce mot maudit vingt-cinq fois dans les deux dernières semaines, puisqu'on étudiait en classe un extrait de texte dont l’action se passait au squAre Saint-Louis. Et squAre St-Louis par-ci, et squAre Saint-Louis par-là, je vous jure que mon cours était vachement bath. Mais n’ai-je pas plus été plus catholique que le pape ? Dans La ballade de Willy Brouillard, Renaud lui-même, le plus franchouillard des Parigots, prononce « squoére », semi-anglicisation qui lui permet une rime avec « grand-père ».

Et si le « Chanteur énervant » dit « squoére » et non « squAre », je suppose qu’il n’y a que moi, sur cette Terre, moi, la bonne poire !, pour prononcer squAre au lieu de squoére. Moi et… Marie-Eva, of course.

La Laborantine, jeudi 23 mars 2006

Visitez la section : Le mot juste ; 15 commentaires

On prononce « mar ». Je le dis au cas où, comme moi, vous n’en auriez pas été tout à fait certain. Après tout, ce n’est pas un mot qu’on entend souvent au travail, dans le métro et même sur les ondes de la télévision d’état. Il faudrait proposer une liste de mots devant à tout prix être insérés dans l’une ou l’autre émission à une heure de grande écoute. De cette façon, le peuple pourrait se familiariser avec la prononciation de substantifs difficiles. Mais je m’écarte.

(Lire la suite)

Le Laborantin, jeudi 23 mars 2006

Visitez la section : Le mot juste ; un commentaire

Oui Miaéla, Chantal Lacroix. Cette femme est l'archétype de la personne qui vous veut du bien, c'est la bonne samaritaine, la voisine secourable. Tenez, je suis persuadé qu’il y a encore une pancarte Parents Secours ® dans la fenêtre de son salon. Évidemment, comme elle travaille tout le temps, elle paie grassement des réfugiées biélorusses (qu’elle a sauvées des griffes de l’immigration) pour assurer la permanence chez elle pendant qu'elle est en tournage à Laval-des-Rapides ou à Terrebonne, juste au cas où un flo en détresse viendrait à passer dans le voisinage.

(Lire la suite)

Le Laborantin, jeudi 23 mars 2006

Visitez la section : Vices et vertus ; aucun commentaire

«Il doit y avoir, écrivais-je, des rivières, des fleuves bouchés dans ces coins-là (car c’est bien connu, le marc de café bouche les tuyaux) ». Faux!

(Lire la suite)

Le Laborantin, jeudi 23 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; 2 commentaires

Soucieux de bien me documenter pour la préparation de mon précédent billet et malgré les risques de l’expérience, j’ai décidé de tester ce produit moi-même.

(Lire la suite)

Le Laborantin, jeudi 23 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire

Nous avons à la maison un pot de café soluble. On dit aussi café instant (ce qui est un calque de l’anglais) ou du café instantané, ce qui est plus français, mais tout aussi mensonger parce que ce café n’est pas du tout instantané : il faut faire bouillir l’eau, ouvrir le pot, dénicher une cuillère propre (et surtout bien sèche), la plonger dans le pot, en extraire un quantité précise de poudre, la plonger dans l’eau bouillante (certains préfèrent noyer la poudre dans l’eau. Contrairement au thé, il n’y a pas de rituel millénaire dictant la façon de préparer et de servir le café soluble), puis bien mélanger. Que de temps perdu…Enfin, s’il n’est pas instantané, il est bel et bien soluble. Et c’est précisément ce qui m’inquiète.

(Lire la suite)

Le Laborantin, mercredi 22 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; 4 commentaires

Voilà, La forêt des mal-aimés est sorti. Pas de grand frisson à la toute première écoute. Au fond, un nouvel album, c’est comme un objet immense et informe qu’on ne sait pas très bien par où saisir.

(Lire la suite)

Le Laborantin, mardi 21 mars 2006

Visitez la section : Paroles et musiques ; 7 commentaires

Repensez à un de ces albums des années 1960 ou 1970 que vous écoutez sur votre lecteur de disques portatifs ou, mieux, sur votre iPod. Vous l’avez découvert à l’adolescence, peut-être même plus tôt parce que votre grand frère l’avait déniché dans un coin de la discothèque familiale. Cet album, vous n’avez jamais vraiment pu le juger, car bien avant que vous posiez l’oreille dessus, c’était déjà un classique, le symbole d’une époque, un incontournable ayant profondément marqué la musique contemporaine.

(Lire la suite)

Le Laborantin, lundi 20 mars 2006

Visitez la section : Paroles et musiques ; aucun commentaire

À propos des roues, des voitures et des gaz qui puent, et tant qu’à être dans les platebandes de Ianik, permettez-moi de dire du mal des voitures électriques, hybrides, à hydrogène, enfin, de ces voitures de rêve qui ne polluent pas, ne font pas bruit, n’écrasent ni enfants ni mémés et sont supposées permettre à l’Américain moyen de parcourir pour des centaines d’années encore le ruban d’asphalte qui ceinture le nouveau monde à bord de son phallus de métal.

(Lire la suite)

Le Laborantin, samedi 18 mars 2006

Visitez la section : Vices et vertus ; 3 commentaires

Depuis que le Laboranteau est né, un changement s’est opéré en moi. J’avais jusqu’à maintenant aimé mon emploi. Il s’était trouvé des moments de découragement ou d’abattement, mais j’avais tenu bon, et même durant cette session où je ne donnais que des cours de mise à niveau, où j’ai passé mon temps à faire de la discipline, où les étudiants répondaient à mes efforts par de l’ingratitude, j’aimais toujours ce que je faisais, et j’y croyais.

(Lire la suite)

La Laborantine, samedi 18 mars 2006

Visitez la section : Dans l'ombre du rétroprojecteur ; aucun commentaire

Et s’il était avéré que les constructeurs automobiles avaient sciemment détérioré les services de transport en commun dans le but de mousser leurs ventes, et ce, en toute connaissance des effets de l’utilisation massive des voitures en ville (détérioration de la qualité de l’air, détérioration du paysage urbain, coût élevé de construction et d’entretien des infrastructures, dépendance économique à une ressource non renouvelable, augmentation des blessés et des morts sur la voie publique), ne devrait-on pas entamer des procédures judiciaires, comme on l’a fait pour les cigarettiers, et réclamer de lourdes indemnités permettant :

(Lire la suite)

Le Laborantin, vendredi 17 mars 2006

Visitez la section : Vices et vertus ; 2 commentaires

Je m’inquiétais, il y a quelques semaines, du nombre de roues dans nos villes. Je me posais des questions que je n’osais formuler à voix haute. Combien de villes de banlieue, n’osais-je pas demander, ont pris leur essor sous la houlette d’entrepreneurs secrètement financées par les grandes pétrolières ? Combien de routes, combien de ponts ont été financés et bâtis par nos gouvernement sous la pressions de lobbyistes attachées de près ou de loin aux grandes pétrolières ? Combien de journalistes, combien de chercheurs enquêtant sur le sujet ont été achetés ou liquidés par les sbires des grandes pétrolières ? Combien de blogueurs ont été bâillonnés pour avoir osé aborder publiquement la question ?

(Lire la suite)

Le Laborantin, vendredi 17 mars 2006

Visitez la section : Vices et vertus ; un commentaire

Je sais, je n’écris pas souvent, mais peut-être aussi que vous vous en fichez. Ne le dites pas, surtout ! Car ces jours-ci, je mords !

Le temps file, la session va bon train et j’avais cent vingt-cinq productions cégepiennes à recouvrir de rose nanane. Pourquoi corriger en rose nanane ? Un hasard. Un compromis, aussi. Parce qu’avant chaque séance de correction, je m’impose un rituel : je cours à la coop m’acheter un joli stylo, dont la pointe sera fine, mais pas trop, et dont le glissement sur la feuille se fera le plus léger possible. J’évite désormais le rouge, surfait et trop violent. Depuis quelques sessions, j’avais adopté le Pilot framboise, car il me semblait plus gai, comme s’il garnissait les copies désastreuses d’une couche de confiture qui rendait l'échec plus facile à avaler. Mais le Pilot framboise n’est plus. Ou, à tout le moins, il n’est plus disponible à la coop du collège. J’ai donc dû tester nombre de nouveaux stylos, tâche habituellement agréable qui me fut rendue pénible par les vulgarités que Peter Mac Leod débitait au même moment dans les haut-parleurs de la boutique, quasi déserte à la veille de la relâche. J’ai mis du temps à dénicher cette plume -à la couleur plutôt fillette, certes, assez Barbie, même- mais à la glisse incomparable.

(Lire la suite)

La Laborantine, jeudi 16 mars 2006

Visitez la section : Dans l'ombre du rétroprojecteur ; un commentaire

Je me souviens de la polyvalente de Sainte-Marie de Beauce. Des centaines de tronches déferlaient au pays des jarrets nouères à l’occasion du je-ne-sais-plus-combientième tournoi provincial de Génies en Herbes. La soirée du samedi était libre et les joueurs pouvaient s’adonner à l’une ou l’autre des activités proposées par le comité organisateur. On projetait notamment un film sur une des larges colonnes de l’agora centrale de la salle des pas perdus. Je m’y suis assis quelques instants avec l’un ou l’autre de mes coéquipiers et nous avons joué à identifier le film. L’un de nous reconnut rapidement Blade Runner. En 1987, c’était déjà un classique.

Je me souviens du vacarme produit par des dizaines d’adolescents bourrés de sucre qui obnubilait complètement la bande-son. Je me souviens surtout des lignes séparant les immenses briques et qui apparaissaient en surimpression dans l’image. À chaque fois que je revois ce film, je cherche ces lignes et ne les trouve pas.

Le Laborantin, mercredi 8 mars 2006

Visitez la section : Terres natales ; 8 commentaires

Hugo et Anne-Marie se sont pointés samedi soir au Laboratoire. Nous avons mangé, bu (les takéfactrices gravides se sont contentées de boissons non alcoolisées) et discuté de choses et d’autres et notamment de lingerie. La Laborantine ayant usé de l’expression en pied de bas s’inquiétait de l’origine de celle-ci. On verra aujourd’hui que l’hypothèse proposée par Hugo était exacte. Par contre, l’énigme des bobettes restera plongée dans l’ombre. Le sieur Hugo, en raison de ses accointances jeannoises, serait le mieux à même de nous éclairer

(Lire la suite)

Le Laborantin, lundi 6 mars 2006

Visitez la section : Le mot juste ; 12 commentaires

Choisir un prénom pour un enfant à naître est une responsabilité inouïe et plus grave qu’on ne le pense. J’en veux encore à mes parents d’avoir préféré Monik à Dominique, un autre prénom pour lequel ils avaient une prédilection. Ils le savent ; et pour se défendre de m’avoir attribué un prénom d’une autre génération, ils n’ont eu de cesse de me répéter qu’ils en avaient modifié l’orthographe dans l'intention de le rendre « plus jeune, plus moderne ».

Résultat, je porte un nom de quinquagénaire que tout le monde écrit mal.

La Laborantine, dimanche 5 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire

À bien y penser, on s’en branle complètement que la roue soit une des plus anciennes inventions de l’humanité et qu’un vulgaire moustique s’en serve pour nous faire des misères. L’invention de l’agriculture ou de l’écriture, la domestication des animaux, ça se sont des trouvailles qui ont révolutionné l’humanité. Mais la roue, la roue, pff ! La roue qui nous semble si importante ne l’est en vérité que depuis que les magnats du pétrole ont entrepris de transformer l’occident en un gigantesque brûleur à essence.

(Lire la suite)

Le Laborantin, vendredi 3 mars 2006

Visitez la section : Vices et vertus ; aucun commentaire

L’épouvantable nouvelle de la conquête du monde par Aedes albopictus m’aura au moins permis de faire connaissance avec un mot merveilleux : démoustication. Là où l’anglais parle de mosquito control ou de mosquito eradication, le français pour une fois est plus concis.

(Lire la suite)

Le Laborantin, jeudi 2 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire

Aedes albopictus, le moustique vecteur du virus Chikungunya qui décime l’ile de la Réunion, envahit aujourd’hui le monde entier. Les larves éclosent par millions dans les conteneurs, bien à l’abri dans l’eau croupissante de pneus recyclés, à des milliers de kilomètres du pays où leur maman les a pondues.

Une des plus anciennes inventions de l’humanité sert aujourd’hui au déplacement d’un de ses ennemis.

Le Laborantin, jeudi 2 mars 2006

Visitez la section : L'armoire du fond ; un commentaire

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les nouveaux porte-parole de Bell Canada portent les noms des deux meilleurs amis de Gaston Lagaffe : Jules (Jules-de-chez-Smith-en-face) et Bertrand (Bertrand Labévue).

Le Laborantin, mercredi 1 mars 2006

Visitez la section : Le neuvième ; 3 commentaires

C’était un dimanche soir, il y a quelques semaines. La poucheuse d’en face s’engueulait en pleine rue avec un de ses hommes : « M’a les arranger mes affaires, tu vas voir. Attends à demain avant de rire de moé toé mon caliss ». Le lendemain (je restais à la maison pour prendre soin du Laboranteau qui était malade), j’ai pu assister au vidage de l’appartement par le propriétaire. Ça s’appelle « arranger ses affaires » ça, hein ?

(Lire la suite)

Le Laborantin, mercredi 1 mars 2006

Visitez la section : Babylone ; aucun commentaire

interface DotclearUn autre projet Takefu - propulsé par DotClear - Plagiaires s'abstenir!