L’horreur, l’horreur…
Quand vous aurez un moral d’acier, allez jeter un coup d’œil sur la page présentant les photos gagnantes de l’édition 2007 du concours World Press Photo. Allez directement sur le site officiel et évitez les sélections édulcorées et hop-la-vie que nous proposent les grands médias : ces photos doivent vous troubler et rien ne doit les empêcher de vous faire perdre le sommeil.
Les photos de World Press dérangent parce qu’elles montrent la lie de l’humanité. Ces horreurs, nous en sommes tous partiellement responsables. Ces gens qui souffrent vraiment, nous devrions au moins leur faire l’hommage de plusieurs heures d’angoisse et de quelques nuits d’insomnie.
Ces horreurs, on cherche à tout prix à nous les faire oublier en nous renvoyant plutôt le spectacle de nos vies misérables, comme si l’on plaçait un miroir devant la télévision qui devrait bien plutôt être une fenêtre sur le monde.
Un morceau de robot à Dominic Arpin qui a déniché dans le lot une des photos les plus déprimantes qu’il m’ait été donné de voir.
Un autre morceau de robot à Patrick Lagacé qui m’a conduit au blogue d’Arpin.
(J’ai piqué le titre de ce billet à Joseph Conrad)
Ce billet no 449
a été écrit par Le Laborantin
le
lundi 12 février 2007 et publié dans la section « Vices et vertus »
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Commentaires
1. Le lundi 12 février 2007 à 12:23 précises, Barrès a enregistré le commentaire suivant :
2. Le lundi 12 février 2007 à 12:45 précises, Le Laborantin a enregistré le commentaire suivant :
3. Le lundi 12 février 2007 à 13:52 précises, Le Laborantin a enregistré le commentaire suivant :
4. Le lundi 12 février 2007 à 14:11 précises, Le Laborantin a enregistré le commentaire suivant :
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