Inflation (2)
Selon un article de l’Agence France-Presse publié sur Cyberpresse, la proportion d’obèses morbides atteint maintenant 3 % de la population américaine. Trois pourcent de la population américaine, ça veut dire 6,8 millions d’obèses morbides. C’est plus que le nombre de Québécois « de souche ». En tout, il y aurait près de 90 millions d’obèses aux États-Unis. Un collègue m’apprenait hier que, dans certains états du sud, le taux d’obésité avoisinerait les trente pourcent.
On est loin d’un phénomène marginal. Les obèses ont des émissions de télévision, des revues, des vêtements, des soins adaptés dans les hôpitaux. Il y a une culture de l’obésité, le partage d’une certaine réalité, d’un monde aux proportions dépassées, bâti par des crève-la-faim, des travailleurs acharnés, des maigres.
J’aimerais être pendant toute une journée dans la peau d’un obèse, d’un vrai de vrai, histoire de savoir comment on se sent, comment on perçoit son corps, comment on voit le monde; savoir si on se sent imposant ou fragile, dépendant ou infiniment plus mortel que les autres; sentir l’effort physique de la respiration; marcher comme si je vivais à la surface d’une autre planète; ressentir la faim insatiable qui fait de moi ce que je suis et qui me tue.
Le nombre total de personnes obèses dans le monde est maintenant estimé entre 300 et 800 millions. Je pense que nous avons un problème.
(Vous avez un petit sentiment de déjà lu ?).
Ce billet no 483
a été écrit par Le Laborantin
le
mercredi 11 avril 2007 et publié dans la section « Vices et vertus »
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Commentaires
1. Le mercredi 11 avril 2007 à 13:24 précises, bgb a enregistré le commentaire suivant :
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