Labo

(des idées comme ça)

Pipi-caca

Qui n’a pas senti une poubelle de couches (lavables) ignore les ravages que peut infliger l’espèce humaine à sa planète. La poignante odeur d’ammoniac émanant de vingt couches copieusement compissées (y compris deux embrenées) pourrait réveiller un mort.

Depuis la fin des salons, la disparition des corsets et l’invention de la climatisation, les dames ne s’évanouissent plus guère et l’usage des sels est devenu caduc. Si, néanmoins, au cours d’une soirée oppressante de juillet, l’une de vos invitées avait ses vapeurs, plongez avec diligence son visage dans la poubelle de bébé. Réveil garanti en une fraction de seconde.

Les municipalités qui interdisent les mégaporcheries en raison des odeurs du lisier feraient aussi bien d’interdire les méganurseries ou les garderies.

Ce billet no 484 a été écrit par Le Laborantin
le mercredi 11 avril 2007 et publié dans la section « L'armoire du fond » (rss)

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