On s'endormira puisque tout sera le grand sommeil
L’humanité a parfois de grands espoirs, mais plus souvent de grandes angoisses. Il y a eu la bombe, mais aussi le péril jaune, l’Armageddon des témoins de Jéhovah, la peur des extraterrestres, les astéroïdes géants, les épisodes de folie millénariste et aujourd’hui les changements climatiques. Hollywood a illustré chacun de ces cas de figure à plusieurs reprises. Dans certains cas, c’est toute la planète qui risque d’y passer, parfois rien de moins que toute vie, parfois seulement la civilisation occidentale.
Cette peur de la disparition de l’espèce doit être fondée pour chacun d’entre nous sur une peur plus fondamentale : celle de la disparition de la cellule familiale vu comme un espace clos et protecteur. Néanmoins, cette peur en ses différentes incarnations est si répandue qu’elle est ce qui se rapproche le plus d’un archétype, un archétype relevant d’un inconscient collectif (lequel ne peut-être que culturel, et non génétique comme on l’a déjà prétendu).
On peut aussi faire un parallèle entre certaines de ces peurs et la pulsion de mort sur le plan individuel. Développer des bombes atomiques – trop de bombes – ou continuer à expédier des tonnes de carbone dans l’atmosphère tout en connaissant les risques s’apparente fort à un acte manqué.
Ce billet no 487
a été écrit par Le Laborantin
le
mardi 17 avril 2007 et publié dans la section « Vices et vertus »
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