Démolition du Labo - Début des travaux
Hier, premiers coups de barre à clous et de marteaux. Arrachage des tuiles couvrant le plancher et les murs, parfois simplement en poussant le pied-de-biche, de vastes plaques de tuiles levant d'un seul coup, parfois une tuile à la fois, au marteau et au burin, comme un sculpteur, sans savoir pourquoi les unes sont plus résistantes que les autres. Imaginez le plaisir à détruire d'un coup de pied, d'un coup de main, avec ou sans outils, des meubles que vous habitez depuis deux ans et que vous haissez depuis presque aussi longtemps.
Étonnant, le contraste entre l'acte de démolition et celui de la création : la violence nécessaire pour défaire opposé à la patience, le côté brut des outils du destructeurs, opposés à ceux tout subtils du constructeur (truelle, équerre et pinceau), l'instantanéité du cassage versus la patience du séchage, de la prise, du calcul. Mais le plus étonnant est définitivement la violence, et le plaisir qu'on y prend.
Mais de ce plaisir on se lasse; surtout quand les yeux nous brûlent et qu'on cherche à se cracher les poumons.
Ce billet no 492
a été écrit par Le Laborantin
le
lundi 7 mai 2007 et publié dans la section « L'armoire du fond »
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Commentaires
1. Le lundi 7 mai 2007 à 20:55 précises, Mo a enregistré le commentaire suivant :
2. Le mardi 8 mai 2007 à 13:58 précises, Hugo a enregistré le commentaire suivant :
3. Le jeudi 10 mai 2007 à 20:15 précises, Julie a enregistré le commentaire suivant :
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