Démolition du Labo – Poussière, tu es poussière
Après la sauvage destruction d’un mur, je ramassais les monceaux de débris à l’aide d’un porte poussière dont je déversais ensuite le contenu dans une chaudière de plastique (pour les curieux, il s'agit d'un contenant de seize litres d'huile de canola de marque Golden — sans cholesterol). À chacune de ces petites pelletées, un nuage de plâtre s’élevait jusqu’à une hauteur d’au moins cinquante centimètres.
À chaque fois que s'élevait l'une de ces colonnes de poussière, je pensais aux tours du World Trade Center s’effondrant. On s’imagine aisément un chaos de poutrelles, de chaises, de classeurs, d'ordinateurs et de corps, mais on néglige les milliers de cloisons de placopâtre qui forment pourtant la partie principale de cet impressionnant nuage de poussière.
La poussière de plâtre s’immisce partout à la maison. Nous avions pourtant fermé toutes les portes, ouvert les fenêtres de la salle d’eau, branché un ventilateur pour précipiter la sortie des nuages de poussière. Rien n’y fit, rien n’y fait.
La nuit, je tousse, toute la journée, j’ingère des quantités phénoménales de liquide pour étancher ma soif. Tous les planchers sont recouverts d’une mince pellicule blanche, la vaisselle qui séchait dans le bac a dû être relavée, la tuile du hall est glissante et, en tapant ce billet, j’ai l’impression que mes doigts effleurent des petites touches de craie.
Peuste scripteume : horreur! moi qui pensais en avoir fini avec le cassage brut, voir mon commentaire sur le billet précédent.
Ce billet no 496
a été écrit par Le Laborantin
le
vendredi 11 mai 2007 et publié dans la section « L'armoire du fond »
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Commentaires
1. Le mercredi 28 novembre 2007 à 15:28 précises, Renaud D'André (visitez son site) a enregistré le commentaire suivant :
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